Homélies

 

Homélie de l'Ascension

[...] D’un côté l’être humain est appelé vers les hauteurs, et de l’autre il est appelé à se disperser dans le monde entier, conquérir le monde. Et ces deux sentiments, même chez un croyant qui prend des formes plus rétrécies, sont très fort. Ces deux sentiments qui paraissent contradictoires : voilà l’être humain et ça c’est le caractère de l’homme, voilà pourquoi les antiques ont trouvé dans sa position debout cette image, ils disent la tête vers le ciel, les pieds sur la terre. Et ce double aspect de l’être humain fait pour nous une difficulté de vivre, mais c’est cela précisément dans l’être humain, cette rencontre du céleste et du terrestre, de deux mouvements qui font que l’homme, tout étant quelquefois déchiré par ces deux désirs, en même temps se lie bien qu’il ne soit qu’une petite poussière dans ce cosmos visible et encore tout petit dans le monde angélique et spirituel. Malgré sa petitesse l’humanité est le nœud du monde car les anges sont dans l’élévation perpétuelle vers Dieu dans cette ascension permanente vers Dieu comme dit saint Denis, le monde par contre est dans le plan horizontal et l’homme est les deux. [...] Lire l'homélie en entier

 

Homélie du 3 février 1957 - Sainte Rencontre

Il y a exactement vingt ans, monseigneur Irénée Winnaert en donnant les cierges de la Chandeleur, introduisait dans l’Orthodoxie la première communauté occidentale. Vingt ans ! Non, ce n’est pas juste. L’Orthodoxie occidentale française n’a pas vingt ans, elle a deux mille ans et, selon les paroles de l’historien Eusèbe, elle a tous les mille ans. En effet, ce qui est arrivé il y a vingt ans n’était qu’une manifestation de ce qui était déjà. Si par instants, l’Église de France dévia de sa route et trahit sa vocation, elle fut quand même présente, du moins potentiellement et plus que potentiellement. Cette Église plantée par Jean le bien-aimé, Polycarpe, Irénée, par Lazare, Marie-Madeleine, Marthe, enracinée par tous ces apôtres et leurs successeurs directs, cette Église qui naquit comme un enfant des entrailles évangéliques, est immortelle. Lorsque nous célébrons la divine liturgie dans ce temple, nous sentons ces innombrables saints connus et inconnus, témoins et lutteurs, inspirés et laboureurs de la grâce, présents parmi nous et chantant avec nous : « Saint, Saint, Saint est le Seigneur Dieu qui était, qui est, qui vient », car Il nous a fait rois et prêtres de ces mystères sacrés.[...]Lire la suite

 

Homélie du 8 mai 1955 :

[...] Pour un chrétien, tout est signe, tout est signature ; rien n’est hasard, et si nous sommes appelés enfants de lumière, c’est parce que nous pouvons lire le livre de Vie. Ainsi, par les dates frappantes qui marquent les événements, nous pouvons reconnaître le destin de la France. [...] Quelles sont ces dates ? L’armistice de la guerre de 1914-18 a été signé le jour de la saint Martin ; Paris a été libéré en 1944 le jour de la saint Louis ; l’armistice a été signé en 1945 le jour de la saint Michel et de Jeanne, la Vierge d’Orléans, qui, par la volonté céleste, a libéré la France dans le passé. [...] Lire la suite