Du Père Lebrun aux temps actuels 

 

Extrait de la commission liturgique de 1968 présidée par l’évêque Jean de Saint-Denis publié aux éditions de Forgeville n°9.

 

Au XIXe siècle, F. J. Mone († 1871) découvre à Karlsruhe le plus ancien des missels gallicans, et fait paraître des hymnes inédits du Moyen Age.

Ce XIXe siècle, ainsi que le nôtre, est trop complexe pour être analysés même rapidement. Les ouvrages sur le rite des Gaules sont nombreux. Les hypothèses les plus diverses se succèdent, se chevauchent dans tous les domaines : liturgiques, théologiques, bibliques. Une méthode historique libérant des routines se forge, mais auprès d’elle se dresse l’individualisme ; chacun émet avec une passion apparemment objective une opinion qui détruit celle du voisin. On ne peut passer sous silence une figure aussi puissante que celle de Dom Guéranger. Violemment attiré, fasciné tout d’abord par l’ancien rite des Gaules et le rite oriental, il deviendra ultramontain sans pouvoir cependant expulser de son cœur ces deux traditions, il enrichira abondamment sa célèbre « Année liturgique » aux textes pur romain, par les prières, les séquences, les hymnes, les immolatio, les préfaces, les strophes du rite des Gaules et de l’Orient. En dehors de cette personnalité discutable, emballée, géniale, nous devons énoncer, sans avoir la possibilité de les examiner, les œuvres qu’il faut lire avec discernement.

XIXe siècle :

Neale et Forbes : « Ancient Liturgy of the Church », 1855

L. Marchesi : « Liturgie gallicane des huit premiers siècles de l’Église », 1869

R. Buchwald : « De Liturgia Gallicana », 1890

H. Lucas : « The Early Gallican Liturgy », 1893

F. Probst : « Abendländische messe im V. bis VIII Jahrundert », Münster 1896

P. Lejay : « Revue d’Histoire et de Littérature religieuse », 1897

XXe siècle :

Il commence par les célèbres « Origines du culte chrétien » de Monseigneur Duchesne et les ouvrages de Marius Férotin, précités. Deux auteurs sont à retenir particulièrement : Monseigneur Batiffol précité (1919) et J. B. Thibault, restaurateur du rite des Gaules dans « L’Ancienne liturgie de Gaule, son origine et sa formation », 1925.

Dom G. Morin avec ses publications dans la « Revue bénédictine » et son « Ephemeridae Liturgicae », 1935, procure une abondante documentation.

Dom Cabrol : son « Dictionnaire d’archéologie chrétienne et de liturgie », surtout les premiers volumes, est une aide de première valeur.

Dom Leclercq, continuateur du Dictionnaire.

Dom Cagin (Paléographie Musicale. Liturgie Ambrosienne…)

Henry Jenner écrit l’article « Gallican Rite » dans Cath. Encyclopedia.

H. Lietzmann édite, entre autres, « liturgische Texte », dans lesquels il reconstitue hâtivement le rite des Gaules.

E.A. Lowe nous donne une étude paléographique du Missel de Bobbio.

Après la guerre : sans prétendre énumérer tous les noms, citons :

Louis Brou : « Études sur la liturgie Mozarabe », 1947

Dom Capelle : « Messe gallicane de l’Assomption », 1949

E. Griffe : « Origines de la liturgie gallicane », 1951.

Salmon : « Lectionnaire de Luxeuil », 1951

J.A. Jungmann : « Missarum Sollemnia » ; 1953

A. Baumstarck : « Liturgie comparée », 1953

N.K. Chadwick : « Poetry and Letters in Early Christian Gaul » 1955

W.S. Poster : « The Gallican Rite », 1959

A. King : « Liturgies anciennes » (rite gallican), 1959

Dom B. Botte et Dom O. Casel, enfin, complètent la biographie actuelle.