Cours Église et État

 

Cours du 6 mai 1960

 

(Ici commence les notes de Théologue - non enregistré)

 

Le vrai Césaro-papisme est né à la Renaissance.

Penser que Byzance a connu le Césaropapisme est faux = jamais la personnalité de l’Église ne fut absorbée par l’État et les empereurs de Byzance tenaient rituellement la fonction de pénitent.

Après l’époque de la Renaissance, nous vivons [?] les idées nées en Allemagne.

Dans les pays strictement catholique romain, l’influence de la Réforme pénètre indirectement surtout par la philosophie.

La papauté elle-même apporte de l’eau au moulin = Au Moyen Age la papauté considérant les princes comme ses vassaux, traitant et traite encore directement avec eux, sans passer par les évêques du lieu.

 

Au moment de la Réforme le pape en demandant à l’empereur et aux rois de mater l’hérésie, fortifie le césaro-papisme.

L’Église devient le « problème religieux de l’État », même chez les protestants, mais il n’y a plus le vrai problème Église État.

 

Richelieu Révolution Napoléon = unification et [?] unification de la religion. Toutes les questions extérieures de l’Église sont résolues par l’État. L’Église Locale disparait = Elle n’a plus le droit de s’adresser directement à une autre église.

 

(Ici commence les notes sur l’enregistrement audio)

 

Il n’a plus le droit d’avoir de rapport avec des autres membres de l’Église. Je m’explique, vous voyez l’antiquité, l’Église locale de France s’adresse si elle a des difficultés à l’Église d’Allemagne d’Espagne d’Antioche d’Alexandrie. C’est une grande famille fédérative qui est universelle. Avec cette époque-là d’accentuation de la souveraineté de l’État absolue. Les évêques de France ne pouvaient pas s’adresser aux évêques d’Allemagne, ni les russes, les grecs, les italiens ou français [erreur ?] parce qu’il devait passer par l’équidorssait [ ?] par les ministères ou [ ?]qui s’occupe de l’internationale. Vous voyez la difficulté. Vous voyez le problème.

Alors la circulation du sang[ ?] du rapport de l’Église universelle c’est lui  ! Alors il peut passer par Rome, chez les protestants par le Pape[ ?]. Et toute cette mentalité encore au moyen-âge qui était gardé dans cette lutte là que l’Église de France d’Allemagne d’Espagne sont plus que frère parce que ça fait un dans la fédération chacun a son autonomie. Mais à l’intérieur de l’Église et [ ?] son rapport, tout ça c’est …[ ?] parce que … … [ ?] on doit passer. Et si un évêque comme s’occuper un évêque de France écrit en Allemagne ou en Espagne ou en Russie ou je ne sais pas ou à cette époque-là. Bah, vous savez on va le regarder si il n’est pas un espion, parce que l’Église est devenu problème de l’État. Ce n’est plus une réalité en elle-même. Voila le problème qui est posé même dans les pays catholiques romains. Une personnalité universelle et qui pouvait circuler dans le sens catholique universelle c’était pour l’Église de Rome, l’État.

 

Et une des personnalités les plus curieuse c’était Leibniz, vous connaissez tous Leibniz avec ces monades spirituelles et matérielle avec ces monades de Leibniz, la mathématique de Leibniz c’est connu. La philosophie de Leibniz c’est connu, son optimiste, le meilleur de ses mondes, son dualisme par rapport à Descartes. Mais ce qu’on ne connait pas du tout de Leibniz c’est Leibniz l’homme de l’Église, croyant et c’est un homme très curieux, il était un philosophe ascète, vous savez comme l’archevêque Jean qui va célébrer dimanche, il ne dormait jamais couché. Il dormait 4h sur un fauteuil parce qu’il trouver que la vie est courte. Et il travailler pour l’union de tous les chrétiens et tous les peuples. C’est lui qui a inventé avant toutes les langues, l’Esperanto, la langue de Leibniz est excessivement curieuse, mais il n’a pas créé une langue facile entre les peuples, mais qu’il y est une langue plus riche et avoir le sommet de la culture, ou …[ ?] mots latins, grecs, slaves, allemands et français qui devait se compléter les uns les autres. Il avait des projets IMMENCES de catholicité et le pauvre Leibniz était seul et unique comme philosophe on le laissait passer, puisque[ ?] l’évêque ne pouvait rien, alors il courait de St Pétersbourg à la Sorbonne à Paris, de Paris à Rome, de Rome à Winterberg pour proposer une certaine réunion des Églises, une certaine vision universelle de l’Église. Et il est très touchant et ce n’est pas si bête que ça ses idées. Parce qu’il n’est ni protestant ni catholique romain spécifiquement parlant, il était vraiment catholique dans ce sens-là universelle comme esprit. Sa conception de la liturgie, sa conception de la hiérarchie, des dogmes etc. Et alors cet homme là le pauvre était partout pas reçu[ ?]. Et qui l’a engueuler le plus, n’a rien compris dans cette œuvre là, c’est notre Bossuet. Notre Bossuet : qu’est-ce que c’est encore un philosophe allemand agité qui vient ainsi mettre le nez la dedans. Mon pauvre ami venez au confessionnal. Mais Leibniz n’est pas venu au confessionnal et a continué son œuvre œcuménique …[ ?].

Vous voyez ce Leibniz pouvez se promener, quelques philosophes, parce qu’il était intellectuelle, mais pas les évêques. Et c’est allé si loin, et c’est resté par exemple en Russie après la révolution, quand tout le monde se disputaient, quand on allait …[ ?] révolte des marins. Et c’est resté pendant la période de la révolution en France et la même chose que les évêques n’avait pas le droit de se réunir sans la permission même téléphoner quand le téléphone est arrivé entre les deux diocèses parcequ’il était mis dans l’intérieur dans les cadres de l’État ou du préfet. Bien c’est la première chose.

En un mot, au moyen-âge, c’est l’épée matériel qui était soumis à l’épée spirituelle. Le pape distribuait l’épée matériel pour combattre les hérétiques, les ennemis[ ?], etc. Maintenant c’est l’épée spirituelle qui devient soumis à l’épée matériel ou de l’État au nom de tel ou tel …[ ?].

 

On doit dire un mot, revenons un peu en arrière, parce que définir la situation de l’Empire cette lutte acharnée entre deux empires le pape et l’empereur. Vous savez cette guerre sanglante, guerre religieuse, guerre entre les protestants et les catholiques qui se termine par la paix de Westphalie. Cette paix de Westphalie nous introduit cette idée que je disais la dernière fois déjà qui donne « jur magistati circa sacra » [ ?] en quoi consiste « jur magistati circa sacra » pour l’État ?

 

L’État reçoit. (vous vous souvenez quand je parlais de Byzance quand les évêques avaient le droit de rentrer dans les affaires de l’État et les préfets avaient le droit … [ ?] dans les affaires de l’Église. C’est excessivement curieux. En un mot, les évêques avaient tous les droits pour adoucir les mœurs, et tous les préfets et les autres avaient le droit dans l’Église de mettre de l’ordre. L’un apporte l’ordre et bienséance et l’autre apporte adoucissement des mœurs. )

Ici nous rentrons tout à fait dans un autre monde, voila ce qui donne à Westphalie à l’État vis-à-vis de l’Église :

L’État reçoit ce qu’on appelle « Jus reformandis » [ ?] c’est en fait droit de la réforme de l’Église. Extérieur, on ne touche pas aux dogmes. Et alors pour l’intérêt de l’État on peut supprimer tel ou tel religion telle ou telle tendance.

C’est Jus imspicierdi [ ?] qu’est-ce que c’est ? C’est le contrôle des actes de l’Église par l’État vue les intérêts de l’État. Censure, de ce qu’on écrit. On entre pas dans la religion mais si pour l’État n’est pas utile telle ou telle chose on peut le supprimer. Censure, les actes[ ?], ouverture des Églises, n’importe quoi, lettres pastorales, quelquefois on oblige des évêques de prononcer un discours qui est utile pour l’État et supprime un autre. Vous voyez le climat ?

J’ai assisté à une chose tout à fait curieuse pendant ma captivité. J’ai accepté d’être aumonier dans camps des prisonniers soviétiques. Je suis arrivé et à la tête de ce camp il y avait un allemand, qui est mort maintenant, mais c’est un homme d’une luminosité pompée[ ?] pathétique  ! Laissons passé, il tombe lui-même malade du typhus et il doit quitter notre camp et en quittant il me dit ce mot magnifique, je suis heureux je ne peux pas faire beaucoup pour ce pauvre soldat soviétique au moins je peux souffrir avec eux de la même maladie. Voila un type n’est ce pas. Il est remplacé par un petit nazi, un stupide officier, dans la vie il était pas drôle. Bien. Et alors tout à coup, l’administration allemande, ce sous-officier, sous-lieutenant, j’ai oublié son nom, me dit, très doux, sucré plutôt, mon père, je vous serai très obligé que vous parlez pendant le sermon de l’hygiène nécessaire parce qu’ils ne sont pas trop propres. Qu’on doit respecter les autorités. C’est tout à fait caractéristique. Vous trouverez à travers ce siècle-là, l’État donne des ordres de conseil. Si on ne suit pas ce conseil-là. Aux prêtres, vous obéissez[ ?] sur l’hygiène, sur obéissance aux paroles, obéissance à l’État, d’être des bons citoyens. Alors c’était le jour, l’évangile du pauvre Lazard. Alors j’ai dit vous voyez mes cher amis, le pauvre Lazard était mal propre, il n’avait pas d’hygiène. Il était très sale. Et au fond il n’a pas obéit parce qu’il n’a personne a obéir [ ?] parceque voyez vous, il n’avez que des chiens pour lécher ses plaies [ ?] Mais l’administration nous demande de vous dire que vous soyez propre et que vous obéissez, je trouve qu’elle a un peu raison. Alors je …[ ?] comme ça, vous comprenez ça allait bien. Mais regardez dans une autre circonstance, parce que j’étais prisonnier français dans les camps russes, l’Allemand était bête, il ne comprenait pas ce que je disais, à moitié. Vous comprenez ? Tout ça allé bien. Mais ça commençait ce qu’on appel ce système de l’État que les prêtres, le clergé, les évêques devenaient vraiment des instruments par cette autorité, censure, de bien être de l’État. J’appelle ça un certain système de police morale de l’État. Justement, je citerai Joseph, l’empereur Joseph a très bien défini le rôle du clergé de la religion. Et c’était tellement vrai, mais ce qui était le plus charmant, si ce n’était pas triste, que les chrétiens apologète quand il défendait la religion, commençait défendre l’utilité de la religion parceque la religion fait de bon citoyen et sans la religion il n’y a pas de morale. Et pendant 200ans l’Église se défendait comme ça  ! Avec … [ ?] de seul [ ?] prêtre histoire policier de mauvais gout[ ?]. Le bon Dieu va te punir, ne sors pas de la table. Vous savez cette histoire un enfant, maman dit : ne sors pas de la table, le bon Dieu va te punir. Il sort de table par terre[ ?] et il dit : je l’ai eu  !

Alors après quand les autres sont venus, les athées dirent bah il est ou le bon Dieu n’est -ce pas ? Il n’a pas puni. Vous comprenez ? Et c’est l’intention[ ?] de cette histoire que je vous raconte un autre aspect des rapports de l’Église et de l’État. Et des gens intelligents écrivaient des bouquins. Dieu zut[ ?] ce n’est pas notre métier de faire ça n’est-ce pas.

Alors ce sont les censures[ ?] de l’œuvre[ ?] et de l’Église, de l’action de l’Église, du point de vue propagande, hygiène, morale, etc… Et … [ ?] … [ ?] de l’État pour l’Église. Et plus loin, vous vous souvenez que au moyen-âge, et je parlais ici que jusqu’à maintenant les prêtres romains sont insaisissables. Quand on veut les juger comme des citoyens, ils s’éclipsent quelque part en France ou dans un monastère, ou je ne sais pas. Et à cette époque-là c’est justement l’opposé que tous les jugements des évêques peuvent être révisés par les juges d’État. On fait appel, alors par exemple notamment peut être on va instance canonique dans le synode. Bah à cette époque-là, dans cette vision-là c’est l’état qui est l’instance canonique supérieur. Le pape ne protestait pas beaucoup parce qu’il influençait cet état pour lutter contre la réforme et il arrivait sur les évêques par les juges civils.

 

Maintenant il y avait[ ?] 3e c’est le « Jus advocatis »[ ?] c’est-à-dire c’est le droit de l’État de protéger la religion dans l’intérêt de l’État. C’était très gentil mais ce droit était tellement compris que, un métropolite Russe avait composé une prière, et quand j’étais garçon sous l’ancien régime, cette prière était lue avec [ ?] les prêtres à voix basse : « Seigneur libère nous de la protection de l’Empereur » Ca consistait que l’Église protège notre religion et pour bien protéger …[ ?] il regardait l’organisation de l’Église à leur manière. L’évêque doit[ ?] se conduire comme ça. Il y a des mauvais prêtres on fait[ ?] des histoires. Enfin vous comprenez. Tout une ligne[ ?] complexe de l’État qui protège la religion.

 

Voilà ces trois éléments qui ont donné ce traité de Westphalie.

 

Comment ça se passe en France, Bavière, etc. ?

Liberté Gallicane comme je vous disais, sous Philippe le Bel, deviennent à cette époque sous l’influence de toutes ces nouvelles idées selon Fénelon, les liberté gallicane deviennent à cette époque des servitudes gallicanes.

 

Je vais laisser un peu de côté la France parce que Pierre a beaucoup parlé, les autres ont parlés.

Vous connaissez l’histoire de rigal [ ?], vous connaissez les diocèses vacants [ ?], vous connaissez les 4 thèses de Bossuet. Tout ça passons outre. Vous connaissez l’histoire du Jansénisme et de la persécution des Protestants vers la fin du royaume de Louis XIV.

Ce qu’on va noter que entre libertés gallicanes de l’époque de Philippe le Bel et le gallicanisme de Bossuet il y a un abime.

Il y a chez Bossuet quelques paroles canoniques mais toute la conception en réalité est devenue que c’est l’État et l’Église ne fait qu’un élément de l’État. Il ne reste rien de l’Église. Dieu[ ?] est une personnalité morale.

Ahh  ! Les évêques se mêlaient des affaires de l’État c’est une autre affaire. Les évêques mais pas l’Église.

 

Voila laissons la France, la chose la plus intéressante dans cette époque-là, c’est certainement l’Empire autrichien, le Saint Empire. Et la figure la plus marquante c’est Joseph deuxième, l’empereur. Nous sommes en plein ce qu’on appelle, l’absolutisme éclairé. C’est-à-dire une monarchie avec les idées encyclopédiques, les lumières et en même temps l’État policier.

Comment agit Joseph II ? Esprit des philosophes, très catholique mais il se considère 100% unique chef de l’Église et de l’État. Et il fait la réforme de son Église absolument seul. Il n’y a même pas une allusion à un synode ou à une consultation des évêques. Au concile de Vatican quand l’infaillibilité papale a été proclamé. Alors on a demandé à un des cardinal, mais pourquoi existe le concile si il est infaillible on a pas besoin du concile. Il a répondu : ça meuble. Et Joseph ne pouvait pas dire ça meuble parcequ’il n’avait même pas de ces meubles autour de lui ni des évêques ni … [ ?]. L’Église catholique romaine chez lui en Autriche, l’empire[ ?] comme il voulait. Et alors voilà cette définition admirable qu’il dit : la religion catholique et apostolique et romaine est indispensable pour le bien, pour former de bon citoyen. Le Christ est mort, incarné, ressuscité, vous voyez transfiguration du monde, tout devient la religion est indispensable pour qu’il y est des bons citoyens.

 

Par quel moyen l’Église catholique, apostolique et romaine forme des bon citoyens, le sujet de Joseph II. Parce qu’il a l’idée de providence, de la justice divine et la punition éternelle de l’enfer des voleurs et de tous les criminelles. [ phrase incompréhensible 17min48 ?] Et vous remarquerez que la …. . qu’on commence à dire mon petit si tu fais ça tu iras dans l’enfer. Vous pensez que ça vient des pères de l’Église ? Ca vient d’eux. De cette époque l’Église et l’État. Car l’Église doit former des bonnes familles bourgeoises, des hommes honnêtes. Comment on peut le faire ? Il y a deux manières : ou en les effrayants par le châtiment, le bon Dieu te punira ou par la police. Alors la police s’occupe aussi à ce moment donné mais avant que la police s’occupe il y a d’autres manières et ça c’est la fonction des prêtres. La police c’est ailleurs. La police mondaine voila. Voila la théorie de Joseph II. Mais c’est très pénétré parce que vous trouvez encore, quand j’étais jeune je voyais encore cette mentalité, on a besoin de curé parce que sans curée que va faire le peuple. Et alors si vous supprimé l’enfer mais enfin il y a aura des voleurs partout. Voila maintenant il n’y a pas de religion ou va le monde ? Alors l’Église n’est qu’un instrument pour avoir des êtres dociles. Et voila pourquoi Marx pouvait dire la religion est l’opium du peuple. Parce qu’en face de lui il n’y avait pas l’Église  ! Il y avait cette religion instrument de l’État. Mais la chose la plus curieuse, que les chrétiens eux même au lieu de dire ZUT  ! Ils suivaient. Parcequ’il …[ ?] parceque … [ ?] parce que notre bon roi au moment de chez pas qui il disait : il était catholique, ou il était protestant ou n’importe quelle confession. Et comme imperceptiblement ils ont perdu la confiance que l’Église est une communauté, une personnalité morale, ils sont devenus des fonctionnaires. Comme je le disais, c’était devenu les PTT, enfin des privés[ ?] ou des maires, pas des maires parce que les maires c’était une fonction, mais en fait des fonctionnaires de l’État. Et la psychologie des fonctionnaires de l’État en principe … [ ?] et quand on défendait la religion, c’est religion avec l’État. Par l’État, Il y avait des très fières [ ?]. Apporté avec la religion chrétienne des citoyens qui ne voulaient [ ?] pas.

Depuis qu’il ne se divorce pas, enfin des garçons qui ne font pas l’amour [ ?] ou le font discrètement n’est-ce pas mais en tout cas sans[ ?]…[ ?]pas.

 

Et alors voilà comment ça s’est formé cette mentalité. Et quand un pauvre …[ ?] ne savait pas disait : « mes petits-enfants etc, si vous ne faites pas ça vous irez dans enfer. Mais c’est[ ?] l’histoire de police de Joseph II. Il pensait qu’il parlait au nom du Christ. C’est excessivement curieux. C’est pourquoi justement je vous ai pas[ ?] raconté ici dans cette même salle. J’ai une réunion de prêtre assez pathétique, il y avait une vingtaine de prêtres russes. Pathétique parce qu’il y avait un type qui est venu voler tous nos calices et tous ce qui est en argent. On l’a rattrapé. Mais alors à ces prêtres là je disais : mes chers amis, si nous analysons nos mentalités de prêtres et de chrétiens, nous avons une couche de scolastique, sur cette couche scolastique sans aucune logique s’impose la couche de renaissance de philosophie naturelle, l’influence protestante, le romantisme du 19e siècle et ainsi de suite. Et après on fait la renaissance de conscience religieuse. Maintenant on fait la renaissance : l’Église corps mystique du Christ. Mais vous pensez qu’on révise en nous tous les défauts qui sont rentrés en nous dans notre subconscient ? Pas du tout ça reste. Et en plus, en bas mijote tous ce que je vous raconte. Parce que nous avons l’âge de 2000ans. Et en nous c’est inscrit le 1er siècle, 2e, 3e, 4e , 15e etc. Et ça fait des couches, et les couches vous savez, il y a le millefeuille mais aussi de ces sandwitchs inimaginable, je ne sais pas dans quel pays on les fait, il y a le pain après il y a le beurre, il y a le poisson, le fromage, la salade, de viande enfin l’un sur l’autre. Et alors on porte [ ?] fièrement la conscience chrétienne. Et après parce qu’on a trouvé l’idée corps du Christ, corps mystique du Christ. Et bah justement c’était avec le père Bouyer, j’ai dit : harmonisons notre corps mystique du Christ. Les débats elle est paulinienne[ ?]. Mais si on gratte il y a un peu de fascisme, la dedant il y a un peu ça, ça, ça  ! Qui font, alimenter de l’intérieur, et que nous voyons pas clair. Voila ou nous sommes arrivée avec cette période de Joseph très catholique de l’Autriche. Qui est exactement comme un Prince ou Duc ou Furst[ ?] allemand avec les protestants. C’est pas du tout … Bien.

 

Mais vous pensez que Joseph était un homme fanatique, qu’il permettait dans son empire seulement la sainte religion catholique romaine. Il était de la sainte religion catholique romaine, comme empereur de l’occident il avait le véto jusqu’à 1918 sur l’élection des papes. Donc l’empereur pouvait mettre un véto sur le pape élu. En 18 on l’a supprimé quand l’empire d’Autriche on l’a supprimé. Bien. Il a reconnu 4 cultes dans son empire. Orthodoxe, Catholique romain, réformé, luthérien. Mais de tous les quatre cultes, il est[ ?] resté catholique romain, il exigeait justement dans leur milieu qu’ils sont des instruments former de bons citoyens. Et ici il se sentait très tolérant, disciple de Voltaire. Il tolère les cultes. Voilà Joseph.

 

 

La révolution :

 

Peut-on dire, on peut parler de problème entre l’Église et l’État pendant la révolution ? C’est difficile parce que c’est tout un bouleversement dans beaucoup de domaine il reste la même chose mais il y a quand même quelque à dire. Constitution civique du clergé de 1790 vous le connaissez. Vous connaissez aussi l’histoire de l’abée Grégoire. Vous connaissez les évêques élus. Vous savez que l’Église primitive, faisait élection des évêques par tout le peuple. Et Léon pape de Rome, Léon le grand, disait : pour diriger tous on doit être élu par tous.

Alors c’était les élections, c’était la démocratie chrétienne, c’était les évêques élus. Après vous savez qu’au Moyen-âge les élections deviennent privilège des chanoines, et vous voyez que ces élections l’élément populaire s’estompe. Après les évêques devenaient seulement par la grâce de … [ ?] n’importe enfin bon.

 

Nous arrivons à la révolution française, la constitution civile du clergé. …[ ?] les élections des évêques et des prêtres. On revient comme la Réforme le pensait de l’Église primitive. Mais qui fait les élections des évêques ou des prêtres ? Tous les citoyens  ! Croyants et incroyants. …[ ?] et ça même Grégoire l’abée Grégoire, figure remarquable, n’a pas remarqué dans mon sens. Parce que l’Église personnalité autre que l’État a disparu. Les maires étaient élus par tout le monde, les curés aussi. Et les évêques étaient élus par les députés de Touraine ou de telle ou telle province. Et c’est resté dans la constitution roumaine. Et jusqu’à maintenant les élections ne prennent pas …[l’Église ?] pour élire un évêque. Mais oui je raconte des histoires en détail n’est ce pas, enfin. C’est bien vrai qu’ils sont françaises[ ?]. C’est la révolution française qui a libéré la Roumanie du joug des turcs. Les révolutionnaires, la franc-maçonnerie et les popes. On a fait un méli-mélo de l’orthodoxie avec la révolution française et tout et tout n’est ce pas. Et alors la Roumanie existe de telle manière que les évêques étaient élus par toute la population. Alors maintenant dans les élections des évêques prennent part les athées, parce que l’Église roumaine est entrée dans le bloc oriental. Mais les religions persécutée par l’État parce que l’État est athée n’étaient pas séparés de l’État. Vous verrez avec Hitler des histoires étonnantes[ ?] aussi jusqu’à quel point tout n’était pas séparé tout étant séparé. [Mais] nous n’arrivons pas encore à la séparation de l’Église et de l’État. Alors voilà une curiosité de cette constitution civile.

 

Et après la révolution nous montre une autre chose. Un grand problème que l’Église et l’État. L’Église peut exister mais l’État ne peut pas exister sans une idéologie, idéologie frise la religion. Voila pourquoi quand Constantin voulait être tolérant, bah il a tenu seulement pendant sa vie. Quand le paganisme qui était l’idéologie de l’état romain afilié[ ?] au christianisme. Le chrisitianisme est devenu l’idéologie de l’État chrétien. … [ ?] n’est pas devenu chrétien car il avait besoin d’idéologie. Et quand on a tenté … voltaire, Joseph, etc, résumé la religion à quelque chose ; si la religion est devenu police si la religion n’est qu’un instrument de l’État, les PTT de vos âmes, je ne sais pas quel minstère de vos âmes, …[ ?], on avait besoin de quelque chose qui enflamme, La révolution a taché de créer une nouvelle religion, la religion naturelle, la religion positive, la religion de la raison. Elle n’a pas réussi, c’est une autre chose. Mais elle a commencé de montrer qu’on ne peut pas …[ ?] sans idéologie. Et ici le problème va se poser entre la lutte entre l’Église et les laïcs, les laïcs peuvent dire qu’ils sont neutre[ ?]. Ils ont une idéologie. Les communistes ont montré qu’ils doivent avoir une idéologie. Et quand l’État n’est pas une idéologie, une religion officielle ou une théologie métaphysique, il n’a pas la puissance. C’est une des tragédies de l’Occident. Parce que nous sommes chrétiens vous êtes athées, sous sommes libérales vous êtes, mettons en orient, vous ne l’êtes pas. Mais ce n’est une théologie constructive ce sont des défenses de ligne maginot qu’on contourne chaque jour. Et voila c’est un grand problème que la révolution a posé mais si[ ?] il y a une idéologie de l’État, cette idéologie est imposée. Voila pour le nœud du problème. Si elle est un imposé alors …[ ?] Voila le grand problème. Et au … [ ?] par exemple il était 100% état absolue. On dit qu’Hitler était l’idole[ ?] de l’État absolue. Chef de l’État peut créer et ordonner à tous les citoyens la religion qui la trouve la mieux. Paradoxe de Jean Jacques, pas d’année[ ?].

 

Révolution, concordat de Napoléon, enfin vous voyez toute l’histoire, les évêques qui s’évadent, les églises fermées, persécution tout ça. Napoléon. 100% comme Joseph II, pour lui[ ?] la religion, il avait un très grand respect de la religion, comme une action plus qu’utile pour le bien-être de l’empire. Et il arrive une chose, Napoléon c’est la liquidation, et en France, et en Europe des derniers vestiges de conscience des Églises locales. Parce Napoléon, qu’est-ce qu’il fait ? Sans tenir compte du clergé, il capture le Pape, le fait venir, lui dit sa volonté et tout est réglé avec le Pape. Et l’Église ce n’est plus le peuple français et le clergé. C’est une chose réglée entre l’empereur l’État et la papauté. Et qu’est-ce que vous voulez. Et on accepte. On accepte et de point de vue canonique tout le clergé français était régulier n’est-ce pas, du point de vue canonique. Il est valide mais illicite[ ?]. Tous ses actes sont nuls. Après concordat, strictement, strictement canonique, tous les actes des évêques des prêtres sont réels parce que c’est le prêtre et évêque mais canoniquement sont nuls. Parce qu’il n’y a aucune condition canonique n’était pas raconté dans le concordat entre Napoléon et le pape. Et la décision des évêques qui étaient à l’étranger, il n’y avait pas la voix du peuple ni la voix de l’épiscopat, ni aucune synergie[ ?]. La source c’est la papauté qui n’a pas le droit au peuple et Napoléon mais Napoléon n’était pas le peuple, n’était même pas demandé par d’autre, agir. Alors c’est excessivement curieux du point de vue canonique. Enfin c’est comme ça.

 

 

Sans constater[ ?] l’Église de France, ça c’est la mort des Églises locales, conscience de l’Église locale. Et c’est ici, pourquoi les terriens au 19e siècle, c’est très curieux au moment de la révolution les villages étaient 100% religieux. Et on pense que c’est un sujet des idées rationnelles, etc. C’est pas du tout. Un paysans, un terrien, sens la propriété n’est-ce pas, dans le sens très profond. L’Église a cessé d’être sa propriété, ce n’était plus leur Église. C’était l’Église de l’Empereur et du Pape. Il y a tout un grand problème d’apostasie de masse qui est un problème social de rapport entre l’Église et l’État. Ce n’est pas seulement le problème des idées scientifiques et autres. Ou propagande de laïc ou des instituteurs qui sont venus. Car on a sapé les droits sacrés chrétiens, des masses, des fous, des paysans qui étaient électeurs qui étaient leur Église, et de cesser d’être là. Tout ça, est venu d’en haut, comme des préfets, etc. Le maire est beaucoup plus pasteur d’un village qu’un curé parce que le maire était élu. Et je vous assure en France, je m’étonne comme des maires, un Jean …[ ?] ou médecin à Nice, même dans les villages, Ils peuvent avoir n’importe qu’elle conception politique radicale comme monarchiste. Il est élu, on le connait, c’est une personnalité. Triche t’il ou ne triche t-il pas[ ?], c’est vraiment un évêque de la ville, dans le sens pas sacral mais dans le sens élection, dans le sens constitutionnel. Et tous les prêtres, tous les évêques : derrière  ! C’était des choses qui tombent d’en haut. Alors l’Église n’est plus à nous. …[ ?] parce qu’elle est belle de faire la toiture. On a SAPE totalement avec ça. On a des éléments, surtout bizarre[ ?] parce que c’est ça qui a commencé[ ?] ont perdu sont devenu indifférent avant que les idées radicales du 20e siècle ne soient parvenu[ ?].

 

Je crois que j’ai trop parlé mes amis, vous êtes usés. Je suis arrivé à un autre problème, je jette des idées maintenant, un autre problème ce qu’on appelle la séparation de l’Église et de l’État. Ici nous avons vu en grande ligne, toutes les tentatives, toutes les antithèses du moyen-âge, absorption par l’État-Église. Mais nous arrivons à un autre chapitre, c’est la séparation de l’Église et de l’État qui commence en Amérique. Moi je suis très fatigué et je vous prête ma fatigue, et vous me dite amen nous sommes fatigués.

Vous voyez que j’ai encore quelques minutes mais je remets la séparation de l’Église et de l’État à la prochaine fois et [coupure]