Extrait

 

citations mises en exergue

 

« La part prépondérante dans la genèse et le développement de l’orthodoxie occidentale a été celle du père archiprêtre Eugraph Kovalevsky. … sans lui, ce qui a été fait n’aurait pas pu être fait. … Voici 18 ans que je connais le père Eugraph et que j’ai pu apprécier, et de très près, l’acuité de son intelligence, sa familiarité avec la culture occidentale, la générosité de son cœur, l’intensité de sa vie spirituelle, son dévouement total à l’Église de Jésus-Christ, son aptitude singulière à attirer les âmes. Les critiques que certains lui adressent proviennent de ce que ceux-là sont déconcertés par la vivacité immédiate de ses intuitions, de ses sentiments et de ses pensées : on est toujours déconcerté par quelqu’un qui a, en quelque sorte, des ailes. Ces ailes n’empêchent pas le père Eugraph de donner aux difficultés pratiques des solutions positives, parfois inattendues, qui se rattachent au don de sagesse plus qu’à l’habileté terrestre, et d’apporter dans les difficultés personnelles un tact et une délicatesse dans le fruit de l’amour. Il n’a jamais cherché, il ne cherche pas à s’imposer ou à assumer une autorité.... Je suis persuadé que Dieu a très particulièrement lié la vocation du père Eugraph et le destin de l’orthodoxie en Occident. »

Père Lev Gillet, lettre au Patriarche Alexis de Moscou, 6 septembre 1946[1]

 

« Je n’ai jamais pu et je ne pourrai jamais comprendre POURQUOI a surgi dans la vie de notre orthodoxie occidentale un aussi pénible MALENTENDU (en majuscules dans la lettre) ; pour quelle raison vous leur paraissez comme inadmissible, ou en quoi ils vous trouvent des torts ? Peut-être en prenant en considération certains des actes de votre vie pastorale, qui leurs paraissent trop libres, aux limites des règles canoniques ?

[…] Il est possible que LE RÔLE IMMENSE (en majuscules dans la lettre) qu’il vous a été destiné de jouer, inconnu des hommes, mais connu de Dieu, sur le chemin de la Théologie contemporaine – est en fait la raison de tous les malentendus. Les hommes ne veulent pas voir qu’ils vous doivent leurs ascensions en théologie, dont Lossky et nombreux parmi les meilleurs théologiens catholiques français. Votre parole ardente très souvent, des réponses d’une profondeur de pensée exceptionnelle, lors des colloques entre orthodoxes et catholiques en France, ont été ce grain qui permit la montée actuelle. Dans de tels cas, les hommes sont toujours portés à ne devoir à aucune personne vivante, mais seulement à leurs propres dons, tel ou tel autre de leurs travaux, ou tel ou tel autre de leurs approfondissements. Vous rendre gloire, en vous reconnaissant leur dû, voilà ce que ne désirent pas les gens.

Je ne suis jamais entré en conversation avec personne à votre propos. Je ne connais pas toutes les circonstances de votre rupture avec nombreux des Parisiens. Mais ce que je vous ai dit plus haut, je le sais, et je prie Dieu que la Force Divine triomphe et guérisse cette plaie dont est atteint le Corps de notre Église.

Votre dévoué en Christ, »

P. Sophrony, lettre à Eugraph Kovalevsky, 12 janvier 1960[2]

 

 

« Que Dieu donne à l’évêque Winnaert de connaître l’amour de Dieu par le Saint-Esprit. Il vient avec ses ouailles de la petite lumière vers la grande lumière de l’orthodoxie.

Qu’ils se réjouissent dans le Saint-Esprit, de garder la Grâce du Seigneur, dans l’Église orthodoxe du Christ. »

Saint Silouane de l’Athos, message à l’évêque Winnaert, 1936[3]

 

« À une conférence d’évêques étudiant les affaires de l’Église, j’ai posé à nouveau le problème de l’Église de France. Alors, avec amertume, le métropolite (Anastase) a dit qu’il sentait une lourde responsabilité de ce que nous n’avions pas achevé l’œuvre de l’Église de France, abandonnant ceux qui viennent vers nous. Développant sa pensée, il a dit : "Nous répondrons devant le tribunal céleste, car jamais dans l’Église orthodoxe on n’écarte le fondateur de son œuvre". »

Saint Jean de Shanghaï, lettre à Eugraph Kovalevsky, 7 août 1963[4]

 

« Dans toute bonne œuvre, on rencontre beaucoup de difficultés, d’autant plus dans une si bonne et grande [œuvre] que la restauration de l’Église locale orthodoxe – c’est pour cela qu’il ne faut pas vous troubler à cause des divers ennuis et malchances. Que Dieu vous bénisse, ainsi que vos fidèles. »

Saint Jean de Shanghaï, lettre à Eugraph Kovalevsky, 29 septembre 1964[5]

 

« Je connais depuis trente ans son fondateur et Président, l’archiprêtre E. Kovalevsky. Je l’ai connu encore jeune homme. Arrivé en France dans les années 20, il y termina ses études profanes et théologiques supérieures (il est actuellement Docteur en Théologie). Dès son jeune âge, il s’adonna à la mission orthodoxe parmi les Occidentaux et à la restauration de l’Église Orthodoxe de France, sans jamais dévier du chemin tracé. Sur la demande des orthodoxes français, il fut ordonné prêtre en 1937 et devint de ce fait chef de la mission orthodoxe parmi les gens du pays. Vous pouvez imaginer combien d’entraves peut rencontrer sur sa route un homme de pareille activité, d’autant plus si s’y ajoute l’incompréhension de la part des frères orthodoxes. Cette résistance se fit jour dans les milieux de l’émigration russe qui, déchirée par ses schismes et préoccupée par ses propres problèmes, était incapable de saisir les nécessités spirituelles des Français. Le dévouement du père E. Kovalevsky pour l’orthodoxie, (sa) vaste connaissance théologique unie à sa connaissance de la culture occidentale, lui conquirent une grande autorité morale dans les milieux français, dépassant les cadres confessionnels. La confiance et l’amour des orthodoxes français se sont manifestés dans son élection unanime à l’épiscopat au cours de l’Assemblée Générale du clergé et des représentants des communautés de l’année 1952. Je soutiens totalement cette décision du troupeau orthodoxe français et je témoigne devant Dieu que l’archiprêtre Kovalevsky est digne de la plénitude du sacerdoce. »

Archevêque Alexandre de Bruxelles, supplique de l’humble archevêque russe de Bruxelles Alexandre à Sa Sainteté, Monseigneur Vincent métropolite de Belgrade Patriarche De Pec et de tous les Serbes, 18 octobre 1957[6]

 


[1] Reproduite intégralement en Annexe 1

[2] Reproduite intégralement en Annexe 2

[3] Reproduite intégralement en Annexe 3

[4] Reproduite intégralement en Annexe 4

[5] Reproduite intégralement en Annexe 5

[6] Reproduite intégralement en Annexe 6